mardi 29 décembre 2015

Assumer ce que j'aime

Longtemps j'ai caché mes goûts "douteux"...
 Et puis un jour j'ai réfléchi. Pourquoi était-il douteux? Pourquoi alors que je prenais un plaisirs fou à regarder pretty woman pour la einième fois, je me sentais obliger de débattre en citant comme exemple des films japonais où au bout du compte je m'étais fait réellement chier.. Je me voyais parfois zapper au milieu d'un reportage d'arte pour finir sur "danse avec les stars" et commenter le premier comme si j'avais adorer le reportage pour ne pas perdre la face.

Critiqués, moqués par ceux qui détenaient le "bon goût"? Ok, je veux bien que Joséphine ange gardien ne vaille pas artistiquement Manhattan de Woody Allen, mais après tout si le premier me fait du bien en rentrant du boulot alors que le deuxième me rend euphorique dans mes moments de doutes où est le problème?

Et puis il y avait Goldman. J'ai bien conscience même aujourd'hui que "tes nords et puis tes suds et tes zests d'ouest" ça ne vaut pas "la javanaise". Certes. Mais voilà, la javanaise ne m'a jamais sauvée la vie, ne m'a jamais accompagnée dans mes soirs de peines, ne m'a jamais rassurée sur le fait de penser que la vie c'était parfois compliqué mais que c'était bien, qu'à un moment je comprendrais. Goldman, c'était mon doudou: quand ça n'allait pas, tout à coup, j'y revenais, je l'écoutais "un peu comme un grand frère..." et je repartais. Parfois j'avais envie de dire "merci". Mais je ne suis pas tout à fait sure qu'au milieu de la foule, la vie d'une petite admiratrice, et l'importance de ces chansons dans sa vie, prennent de l'importance dans la vie d'un artiste. Sans doute ça touche un peu puis on repart, parce que la vie n'est pas là n'est-ce pas...

Mais là n'est pas la question. J'aimais Goldman comme un vieux pote, et je n'avais pas envie devant mes nouveaux amis de dire "oh lui, oui...". Ses chanson m'avaient apporter tant de choses, aussi petites étaient elles, par respect pour mon histoire personnelle, je ne pouvais pas dire que ça ne comptait pas. Je pouvais comprendre qu'on y trouvait pas sa compte, mais moi je me devais de respecter et de remercier ce petit bout d'inculture.

Puis j'ai pensé à tout le reste, toutes ces choses qui ne relevaient pas de la "grande culture", qui n'existeront pas dans l'éternité par ce qu'elles ne sont pas forcément de grande qualité.... mais , moi, juste, à ce moment T. c'est ce qui me fait du bien: les policiers de TF1, les enfoirés, Céline Dion, Cedric Klapich (qui n'a pas la reconnaissance qu'il mérite je tiens à le dire), Vanessa Paradis, les films à pop corn avec en tête "the hollydays".... ça fait partit d mes petits plaisirs du quotidien et je ne vois pas pourquoi je devrais avoir honte d'aimer ça.

Alors j'assume: oui je regarde Plus belle la vie, je suis même Dounia Caoesens sur twitter (même si elle a quitté la série) par ce qu'au delà de sa beauté et de la série, je trouve que c'est une bonne actrice. Oui, je suis fan de profilage, je regarde encore et encore "Friends" quand ça ne va pas, je ne loupe aucune rediffusion de The hollidays ou de Coup de foudre à Notting Hill.

Et puis j'aime Goldman. Ses chansons sont là souvent quand j'en ai besoin... Et il n'y a que ça qui compte. Ses chansons sont comme ce vieux pote.... vous ne le voyiez pas souvent, mais vous retournez  le voir quand rien ne va.

Et quand on me gonfle trop, je demande juste qui dans l'auditoire a déjà lu Augusto Boal, René Char et Roland Barthes. Il vaut mieux regarder et lire des croutes plutôt que de ne pas connaitre ses classiques...




"Rien ne devrait plus nous corriger de notre penchant à condamner les goûts d'autrui, que de voir à quel point nous en changeons nous-mêmes."

Citation de Jean-Jacques de Lingrée ; Réflexions et maximes (1814)


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